Chine

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Les forêts couvrent plus de 20 % de la Chine, dont la surface forestière augmente à raison de 0,1 % par an depuis 1990. 35 % sont des plantations et plus de 55 % sont des forêts naturellement régénérées (FAO, 2015). La croissance de la surface forestière globale s'explique par des politiques nationales de reboisement et de protection des forêts mises en œuvre au début des années 2000. Ces politiques venaient alors en réponse au déboisement massif des 50 années précédentes, qui avait coûté au pays une grande partie de ses forêts tropicales et subtropicales (WWF, 2013).

Le rôle de la Chine dans le commerce mondial du bois s'est considérablement intensifié depuis le début du siècle. Elle est aujourd'hui l'un des plus gros importateurs, consommateurs et exportateurs de produits bois du monde. La demande de bois du pays a doublé entre 2000 et 2012, pour approvisionner le marché intérieur et les marchés d'exportation. Cette demande est de plus en plus satisfaite par les importations.

En raison de l'ampleur de son commerce, la Chine est une importante plaque tournante pour le bois illégal. En 2013, on estimait à plus de 15 % la part illégale des importations de produits bois. Même si cette proportion est en baisse (en 2000, plus d'un quart de ces importations étaient illégales), le volume a augmenté parallèlement à la croissance globale du commerce du bois. La Chine est un marché particulièrement important pour les bois de feuillus à forte valeur, qui font l'objet d'un gros commerce illégal (Chatham House, 2014).

Les pouvoirs publics chinois ont pris diverses mesures pour freiner le commerce de bois illégal. Ils ont notamment entamé un dialogue avec les pays producteurs et d'autres pays consommateurs en vue de renforcer l'action contre le commerce de bois illégal. Des mémorandums d'accord ont été conclus avec l'Australie, la Birmanie, l'Indonésie, le Japon et les États-Unis, ainsi qu'avec l'Union européenne. La Chine a par ailleurs élaboré un système national de vérification de la légalité du bois.