Ghana

Ghana

Les forêts couvrent environ un cinquième de la surface terrestre totale du Ghana. La contribution du secteur forestier à l'économie du pays est importante mais diminue sous l'effet du déclin problématique des ressources du Ghana. Le pays enregistre un taux élevé de déboisement (plus de 2 %) sur les deux dernières décennies et les estimations de bilans de la matière bois indiquent que la consommation de bois dépasse de loin les niveaux de récolte viables (Chatham House, 2014). 

D'importants progrès ont été réalisés dans la lutte contre l'exploitation illégale des forêts. En novembre 2009, le Ghana est devenu le premier pays à signer un accord de partenariat volontaire (APV) avec l'Union européenne, les négociations ayant débuté en décembre 2006. Le pays est en train de mettre en œuvre un système national de suivi du bois pour le contrôle, la vérification et l'autorisation du bois légal. Une politique d'achats publics pour le bois et les produits bois a également été préparée (Chatham House, 2014; EFI).

L'exploitation illégale des forêts reste néanmoins un problème considérable dans le pays et plusieurs difficultés persistent en matière de mise en application de la législation et d'administration. Les scieurs artisanaux qui approvisionnent le marché intérieur représentent la plus grande partie de l'exploitation illégale des forêts. L'illégalité est cependant aussi une question de chaînes d'approvisionnement pour l'exportation (Chatham House, 2014). L'abus des permis d'exploitation spéciaux constitue un problème particulier, lié à la hausse des exportations de palissandre (Global Witness, 2013).